1Fissures blog

 

Certaines si fissurées,  si éreintées,

 

 2blog

 

 ont une lueur chancelante dans le regard,

 

3- 2013_2013_12_10_9999_240blog

 

ce regard hagard des objets incongrus, encore debout,

encore vivants, mais pour combien de temps encore?

 

4 cabane

 

D'autres portent avec désinvolture les marques et les mauvais coups du sort.

 

5

 

Elles s'amusent, tracent des ribambelles de petits hommes pour narguer les passants...

 

6 blog

 

Un, deux, trois,

SOLEIL !!!!!!!!!!!

 

8 jardin secret blog

 

Le temps tricote,

une maille à l'endroit, une maille à l'envers.

Ombre et lumière,

Jardin secret ou poisson de verre.

 

9 copie

 

Celles-ci sont un peu...

 

10 2013_2013_09_26_9999_14blog

 

Un peu gribouilleuses, très facétieuses, non?

 

10a blog

 

Allez, on efface tout et on remonte à bord!

 

11 blog

 

Bonnet blanc et blanc bonnet...

 

12 2013_2013_11_09_9999_11blog

 

le monde fait sa lessive!

 

13 blog

 

Un petit message, un petit mail, une petite photo, une petite nouvelle...

 

14 blog

 

Mais c'est toujours du pareil au même,

pas près de changer,

pas prêts à bouger!

 

15 blog (2)

 

Nord

Sud,

 

15a blog

 

Nouveau Monde

Ancien Monde,

 

16 1blog

 

Terres cultivées ou sauvages,

 

17 blog

 

terres sans eau, sans vie, sans envie...

 

18blog

 
 
 

Tout est affaire de décor
Changer de lit changer de corps
À quoi bon puisque c'est encore
Moi qui moi-même me trahis
Moi qui me traîne et m'éparpille
Et mon ombre se déshabille
Dans les bras semblables des filles
Où j'ai cru trouver un pays.

Coeur léger coeur changeant coeur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes jours
Que faut-il faire de mes nuits
Je n'avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m'endormais comme le bruit.

C'était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d'épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j'y tenais mal mon rôle
C'était de n'y comprendre rien

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent

Dans le quartier Hohenzollern
Entre La Sarre et les casernes
Comme les fleurs de la luzerne
Fleurissaient les seins de Lola
Elle avait un coeur d'hirondelle
Sur le canapé du bordel
Je venais m'allonger près d'elle
Dans les hoquets du pianola.

Le ciel était gris de nuages
Il y volait des oies sauvages
Qui criaient la mort au passage
Au-dessus des maisons des quais
Je les voyais par la fenêtre
Leur chant triste entrait dans mon être
Et je croyais y reconnaître
Du Rainer Maria Rilke.

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.

Elle était brune elle était blanche
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses bras nus
Elle avait des yeux de faïence
Elle travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
Qui n'en est jamais revenu.

Il est d'autres soldats en ville
Et la nuit montent les civils
Remets du rimmel à tes cils
Lola qui t'en iras bientôt
Encore un verre de liqueur
Ce fut en avril à cinq heures
Au petit jour que dans ton coeur
Un dragon plongea son couteau

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.

Louis Aragon

 

 

19 blog

 

Allez,

2014 peut tout de même engendrer de belles choses.

 

20 blog (2)

 

nous sommes humains,

 

blog

 

Que serait donc l'humanité sans espoir????

Prenez soin de vous, prenez soin d'eux.

Belle Année 2 0 1 4